La couverture

Jusqu’au XXème siècle, l’architecture rurale utilise traditionnellement les ressources du sous-sol de proximité pour ses couvertures : la lauze de calcaire, l’ardoise et la tuile plate de terre cuite.
Depuis, la tuile de terre cuite a supplanté la lauze calcaire, tant pour la restauration que pour les constructions récentes.

La tuile plate

Petit moule (70/m²) à ergot* posé sur liteaux* de chênes ou de châtaignier.
Le poids de la couverture est important et avec de fortes pentes, allant de 120 à 150%. Les arêtiers et faîtages* sont en tuiles canal scellés au mortier. Le coyau en pied de toiture sert pour l’éloignement de l’eau des façades. Ouvrages en toiture avec des houteaux, lucarnes à deux ou trois pentes, et souvent à fronton de pierre.

Source : CAUE Dordogne

La tuile canal

Issue de l’influence romaine, sa forme actuelle date du XIème siècle. Suivant la longueur de la tuile, il faut 30 à 50 tuiles par m². Faible pente de la toiture, inférieure à 45 %. Arêtiers et faîtages* en tuiles canal scellés. Pose non scellée sur volige* avec liteaux* de calage pour les rangs de courants (tuiles à l’envers) et avec rangs de couverts (tuiles à l’endroit) à cheval.
Eloignement du mur des eaux de toiture par la réalisation d’une corniche en pierre ou d’une génoise en tuiles ou en lauzes ou par débordement de la tuile courante d’égout. Aucun ouvrage en toiture.

Source : CAUE Dordogne

La tuile mécanique

Inventée au milieu du XIXème et généralisée début XXème. Assemblage de tuiles industrielles par emboîtement sans recouvrement (13 tuiles au m²).
Couverture légère, donc économie de charpente, et pose sur liteaux*. Rives, arêtiers et faîtages* spécifiques à chaque type de tuiles. Pente variable, en moyenne à 45 %.
Important débordement de la couverture pour éloigner les eaux du mur. Ouvrages en toiture : lucarnes à deux pans à l’aplomb du mur.

Source : CAUE Dordogne

L’ardoise

Matériau minéral (schiste ardoisier), fendu en plaques minces rectangulaires. Pose clavée sur voliges* de sapin. Pente variable selon le recouvrement des ardoises de 60 à 120 %, avec pose verticale possible. Poids de la couverture plus faible que pour les tuiles plates. Arêtiers et faîtages* en ardoise et mortier. Bas de toiture avec corniche ou débord de couverture pour éloigner les eaux du mur. Ouvrages en toiture : lucarnes à deux ou trois pans, houteaux rectangulaires, pigeonniers-fuies sous forme de grands houteaux…

Source : CAUE Dordogne

La lauze

Pierre calcaire non gélive et assez résistante, finement stratifiée en dalles de 3 à 10 cm d’épaisseur pour 10 cm à 1m de longueur.
Le type de sous-sol préférentiel pour trouver la lauze du Périgord est le calcaire du crétacé, grâce aux multiples altérations de surface facilitant l’extraction.

Le sous-sol joue un rôle déterminant dans la réalisation de toute construction, comme dans le choix des matériaux. La profusion du calcaire, l’abondance de main-d’œuvre et le goût de l’homme pour la construction mettent la pierre au cœur de son environnement.

                                                                                                                                                                    Source : CAUE Dordogne / Sébastien Blanchard

Pour en savoir plus sur la lauze

La maison d'habitation

 

 

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