Les limites

Comme pour les bâtiments, les limites bâties traduisent les principes constructifs liés aux facteurs vernaculaires* et à la représentation sociale.
Ainsi la pierre, émergeant à chaque labour sur les terrains calcaires, est omniprésente dans les murets comme dans les bâtiments, du bord des champs au cœur des bourgs. Elle est le lien entre le monde rural et le monde urbain. Ces limites participent au charme de l’architecture rurale.

Source : CAUE Dordogne

Le porche

Présence plus fréquente dans les bourgs et hameaux que pour les fermes isolées. Signe de distinction, témoin de la prospérité de l’agriculture à la fin du XIXème siècle. Porte cochère ou charretière de grande largeur, couverte d’une poutraison droite en bois ou par un arc en segment variant du plein cintre à l’anse de panier. Protection par une couverture le plus souvent constituée d’un couronnement de plusieurs rangs de lauzes. Dans certains cas, on peut avoir l’association d’un pigeonnier à un porche ou l’inclusion en façade d’un bâtiment agricole. La porte cochère est parfois accompagnée d’une porte de même style, dédiée au passage des personnes.

Source : CAUE Dordogne

Les piliers

Deux piliers de pierres aux formes simples ou ouvragées, parfois ostentatoire, encadrant l’entrée principale et son portail souvent en fer. Créations répandues au XXème siècle, même dans les fermes isolées.

Source : CAUE Dordogne

Les murs

Éléments essentiels du paysage, ils permettent, en plus de protéger du vent et du regard, de jouer un rôle de fil conducteur dans la continuité du paysage, et servent au prolongement des façades.
De la grande diversité du sous-sol résulte une riche palette de matériaux, de teintes, de types d’appareillages, le tout en harmonie avec les paysages.
On distingue deux fonctions pour un mur : le soutènement et la clôture.

  • Le soutènement : mur pour asseoir un ensemble bâti dans la pente, pour faciliter les accès dans les dénivelés, pour créer des terrasses plus faciles à travailler (jardins, potagers et rangs de vignes).
     Source : CAUE Dordogne
  • La clôture : muret plus ou moins haut, parfois avec couronnement debout ou surmonté d’une grille autour du jardin, à l’entrée de la cour avec son portail en fer forgé. En mur d’enceinte entre les bâtiments pour fermer et privatiser la cour.
    De plus, ces murets assurent la continuité d’un paysage à dominante minéral, il forme donc le liant ; le lien, entre le minéral et le biologique, entre le minéral et l’humain, entre le rural et l’urbain…
     Source : CAUE Dordogne
  • Une clôture particulière : la haie.
    Les haies, qui délimitaient le maillage des petits terroirs disparaissent peu à peu, mais restent indissociables des paysages.
    Par leur présence, c’est la vie rurale et le labeur de labeur de nos ancêtres qui nous parviennent, devenant ainsi lieu de mémoire, comme une maison paysanne, un four ou une cabane.

De plus, la haie est un type de clôture qui à d’autres avantages que d’intégrer un bâtiment dans le paysage environnant. En effet, la haie possède un certain nombre de qualités :

  • Brise-vent limitant l’érosion des sols.
  • Améliore la qualité de l’eau, les arbres absorbant les matières polluantes.
  • Ce sont des corridors, c’est-à-dire qu’elles permettent le passage et la circulation des animaux, et sont donc des réservoirs de biodiversité.
  • Zones refuges pour les animaux, qui peuvent également y trouver leur nourriture et s’y reproduire.
  • Zones offrant des endroits frais l’été.
  • Et bien sur : intégration des bâtiments dans le paysage et structuration du paysage.

La maison d'habitation

 

 

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