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Histoire, culture et patrimoine en Périgord Noir

Le patrimoine rural du Périgord Noir

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Quelques explications pour comprendre et appréhender le patrimoine rural non protégé du Périgord Noir

La notion de Patrimoine Rural, englobe l'architecture villageoise (le logis et la grange par exemple) et le patrimoine de pays (comprenant puits, four à pain, pigeonnier…). Cette dénomination ne peut inclure le patrimoine monumental (châteaux, églises, manoir…), qui se différencie par sa vocation, ses proportions, voir même ses matériaux. Ce type de patrimoine est déjà identifié, étudié et répertorié. Le patrimoine rural non protégé est quant à lui encore entouré de nombreux mystères.

Souvent négligé et oublié, il a peu à peu basculé dans la désuétude -du fait de l'évolution de la société, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème- avant de revenir au goût du jour grâce à l'émergence d'actions de valorisation.

Approches typologiques du patrimoine rural

L'architecture vernaculaire et le patrimoine de pays sont issus de la culture populaire, ils apparaissent partout : dans les villages, au coin des chemins ou au beau milieu des champs.
Ils sont en adéquation parfaite avec leur environnement et se fondent parfaitement dans les paysages vallonnés du territoire.
Dans un souci permanent d'économie de temps et de moyens les paysans ont au fil des siècles développés une architecture robuste et fonctionnelle, utilisant les matériaux locaux, comme la pierre calcaire.

La construction rurale est toujours modeste. Le logis est accompagné d'un ensemble d'annexes ou de dépendances qui permettent la production et l'élevage.
La proportion et le nombre des différents bâtiments va toujours de paire avec la richesse du propriétaire.

L'architecture vernaculaire

Il est possible d'établir une typologie simplifiée de l'habitat rural, formé de trois groupes allant du plus simple au plus élaboré.

La maison du journalier

Les paysans qui travaillaient de manière périodique dans de grandes propriétés (les journaliers) ne possédaient pas de terres, ils étaient logés dans ce type de maison d'une ou deux pièces.
Les seuls éléments de confort étaient la cheminée et la pierre d'évier (ou bassie) communiquant directement avec l'extérieur.
Cette maison était orpheline de dépendances et ne possédait que la fonction d'hébergement.
Appelée " module ", elle est la base sur laquelle les extensions se greffaient lorsque le paysan devenait propriétaire et développait son domaine (devenant par exemple une métairie).

La métairie

C'est une petite ferme, appartenant au métayer, modeste propriétaire. Elle est située en périphérie des grands domaines.
Elle reprend le modèle précédent auquel s'ajoutent différentes annexes, permettant au paysan de vivre de manière autonome.
L'ensemble s'organise autour d'une cour ouverte. L'habitation se voit entourée de petits toits et de cabanons abritant cochons et volailles. Parfois, chez les plus riches métayer, des granges ou écuries viennent compléter l'ensemble, accueillant un âne, un mulet ou une paire de bœufs.

Le domaine

Cette exploitation plus importante que la précédente permet une réelle activité agricole. Les bâtiments ont des dimensions plus importantes, et répondent aux besoins d'une activité diversifiée.
La maison du "maître" est d'un aspect général plus soigné, elle est parfois indépendante, se démarquant par ses proportions et la qualité de ses finitions des autres bâtiments.
La polyculture étant le mode le plus répandu d'exploitation des sols, les bâtiments étaient en conséquence d'usages et de formes diverses.
Les domaines s'organisent autour d'une cour fermée ou semi fermée, avec logis, grange, puits et four à pain isolé.

La grange possède une double fonction : celle d'étable au rez-de-chaussée et celle de fenil à l'étage.
Le stockage de fourrage au dessus des bêtes facilite le labeur du paysan et améliore l'isolation du bâtiment.
La ventilation de la grange (nécessaire pour la conservation du fourrage) est assurée par de petites ouvertures pratiquées en haut des murs pignons.
Les accès sont généralement positionnés sur le mur gouttereau (plus rarement sur le mur pignon). On retrouve une porte charretière (de trois mètre de haut environ), qui permet le passage des charrettes et des tombereaux et une ou deux portes permettant d'entrer dans l'étable.

Cet ensemble d'architecture rurale est accompagnée de différents éléments permettant aux paysans la pratique d'une agriculture polyvalente et une certaine autonomie.

Le patrimoine de pays

Différents éléments entrent dans cette catégorie. Ils accompagnent la vie quotidienne du paysan et témoignent aujourd'hui par leur présence des conditions de vie de jadis.

 Les pigeonniers

Ils ont toujours la même fonction première : accueillir les pigeons pour leur permettre de pondre et de couver les œufs à l'abris des intempéries et des prédateurs.
Leurs proportions sont liées à la richesse du propriétaire.
Ainsi, on retrouve des pigeonniers tours (à base ronde ou carrée ; dans les plus importantes propriétés), des pigeonniers porches, des pigeonniers accolés au logis ou positionnés sur celui-ci ; ils peuvent enfin se présenter simplement sous la forme de trous de boulin (ou fuies) dans les murs ou sous forme de boîtes à pigeons en bois.
Les pigeons étaient élevés pour leur chair et leur fiente, engrais particulièrement riche.
La présence d'un pigeonnier sur le domaine permettait au propriétaire d'affirmer sa position sociale.

 Les cabanes de vigneron et de berger les bories

Présentes sur le terroirs où le calcaire affleure, elles sont destinées à abriter temporairement les hommes et à entreposer outils, fagots et matériels de culture.
Les cabanes de vigne sont les plus nombreuses, construites avec les moellons issus de l'épierrement des champs, elles se sont multipliées à partir du XIXème siècle en raison de l'essor de la viticulture dans la région, elles se retrouvent aujourd'hui orphelines de ces cultures anéanties par le phylloxéra à la fin du XIXème sicle.
Grâce à l'utilisation de la pierre calcaire issue de l'épierrement des parcelles, ces cabanes s'intègrent parfaitement dans le paysage.

 Les puits

Ce sont des cavités profondes et étroites aux parois maçonnées, ou creusées dans lroche en place pour atteindre la nappe phréatique.
Leur emplacement était déterminé par la baguette du sourcier (en coudrier). La position des puits a beaucoup influencé l'installation du bâti.
Deux sous types se distinguent nettement : les "puits ouverts" et les "puits bâtis".

  • Dans le premier cas, la base ou margelle, est souvent ronde, plus rarement carrée, ils possèdent une potence en fonte sommée d'un petit toit (en zinc ou en tuile) et portant un treuil.
  • Dans le cas des puits bâtis, l'ensemble est construit en pierre de taille et les formes sont variées.


Durant le XIXème siècle, des pompes en fonte ont remplacé le mécanisme de remontée d'eau. Particulièrement variées sur l'ensemble du territoire elles reflètent le goût et le savoir-faire du ferronnier local.

Les fontaines

Elles canalisent et préservent l'eau jaillissant d'une source.
Elles aussi, comme les puits ont influencé l'implantation des communautés villageoises.
Le bassin de puisage se présente sous différentes formes, il est le plus souvent protégé par un édifice couvert en pierre et fermé par une porte en bois.
Cette protection permettait de préserver l'eau des déjections animales et de la chute des feuilles.
L'eau de la fontaine à la différence de celle du puits s'écoule à la surface du sol, ce qui explique qu'elle soit souvent récupérée pour alimenter un lavoir.
Qu'elles soient publiques ou privées elles possèdent toujours une fonction d'alimentation et un intérêt esthétique.
Il est à noter que certaines fontaines font l'objet d'un culte, ou possèdent des vertus curatives.

Les lavoirs

Le lavoir est un lieu aménagé où l'on lave le linge à la main.

Edifices collectifs, présents dans les villes et les campagnes, à l'aire libre ou couverts, ils sont le domaine réservé des femmes.

Ils sont composés de différentes parties :
- une source, la fontaine ;
- un ou deux bassins, le plus en aval était destiné au lavage, le plus en amont réservé pour le rinçage ;
- un canal déversoir.

Le bassin de lavage est bordé de pierres à laver, une vanne permet de réguler la profondeur d'eau. Le fond des bassins est dallé, pavé ou enduit pour faciliter le nettoyage.
Les lavoirs se sont multipliés au XIXème siècle quand l'hygiène a pris une réelle importance dans la société. Auparavant, les lessives étaient moins fréquentes et les lavandières utilisaient les trous d'eau et les rivières.

Les abreuvoirs

Lieu où l'on mène boire les animaux d'élevage. On le retrouve généralement dans la cour de ferme associé à un puits, une fontaine ou une pompe bras. Ils sont en béton ou en pierre (cas assez rare)

Les croix

Ces édicules ont une vocation de culte ou de procession. Ce sont des représentations symboliques de la croix de Jésus Christ.
Elles ponctuent les carrefours et bordent les chemins, elles sont en pierre, en béton, en bois en fonte ou en fer. Le matériau de prédilection est la pierre, permettant sculpture et rendant l'ouvrage pérenne.
Celles en béton ont remplacé les croix de pierre ou de bois usées ou abîmées par les années.
Les croix en fer se sont multipliées à partir du XIXème siècle. Les croix de fonte sont fabriquées par moulage, il est donc possible de les décorer avec des motifs tels que les pampres de la vigne ou des épis de blé.
Les croix qui arborent les motifs de la vigne sont apparues au moment ou le puceron phylloxéra faisait des ravages. La population impuissante devant ce désastre faisaient ainsi appel à la protection divine.

Les citernes

Dans les régions de causses où les nappes phréatiques sont particulièrement profondes, les puits sont particulièrement rares. Des citernes, alimentées par les eaux de ruissellement des toitures ont donc été mises en place.
Elles étaient enterrées ou semi enterrées pour préserver l'eau de l'évaporation. Ces éléments ont pour beaucoup disparus.

Les travails


Ces structures en bois permettaient d'immobiliser l'animal a ferrer.
Le maréchal ferrant était autant vétérinaire que forgeron, il disposait le fer juste martelé et encore chaud sur le sabot de l'animal qu'il fixait au moyen de clous.
Ces éléments du patrimoine de pays ont perdus leur utilité lorsque les animaux de trait ont été remplacés par les machines. Bon nombre d'entre eux ont disparus.

 Les fours à pain

Le pain était autrefois l'aliment de base de la population. Le four à pain était donc construit avec le plus grand soin. Il se présente sous différentes formes, seul le four proprement dit se retrouve dans les différents cas. Il est composé d'une sole ou âtre (la base), couvert d'une voûte hémisphérique surbaissée, en brique plate ou tuile, le tout donnant sur une bouche "une gueule", permettant d'enfourner le pains pour le faire cuire. Le fournil ou clédier qui accompagne le four (lorsqu'il est isolé) est utilisé comme rangement et séchoir (à châtaigne essentiellement), c'est dans cette pièce que l'on faisait lever le pain.

Trois types se différencient :

  • Les fours collectifs : ils sont isolés des autres bâtiments de ferme et comportent un four et un fournil, installés sur les anciens communaux ils appartiennent à un ensemble de personnes. Ce sont les plus rares.
  • Les fours semi-collectifs : inclus dans un bâtiment agricole, leur gueule donne sur l'extérieur, ils sont utilisés par plusieurs personnes.
  • Les fours familiaux sont d'une utilisation individuelle, inclus dans la maison d'habitation leur gueule donne directement dans le cantou (cheminée) implanté dans la cuisine, grande pièce à vivre de la maison.

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